mercredi 20 février 2019

Article du Courrier Picard



«
Mon but est de faire bouger les choses, et pas uniquement pour moi
», explique Christian.
« Mon but est de faire bouger les choses, et pas uniquement pour moi », explique Christian.
Comme s’ils avaient besoin de ça… Line, 71 ans, est atteinte de la maladie de Parkison. Elle lui a été décelée en 2013. La septuagénaire a besoin d’un traitement médicamenteux lourd, à raison d’un cachet toutes les deux heures. Mais pour son mari, Christian, il est devenu très difficile d’obtenir les boîtes de Sinemet dans les pharmacies de la région. Parce que ce médicament est concerné par les ruptures de stock qui touchent un large panel de médicaments. Le Sinemet est utilisé par 45 000 patients en France.
Christian doit batailler. « Je fais la tournée des pharmacies pour en obtenir. Les deux dernières boîtes que j’ai trouvées, c’était à Vignacourt. Mes enfants m’aident pour ces recherches, et heureusement  ! » Pour le moment, le Samarien a toujours réussi « à faire la soudure », donc à ne jamais être à court de médicaments. Mais ce n’est pas très simple : « Là, il ne me reste que quatre semaines de traitement devant moi ». Pas question de se résoudre à prendre un autre médicament, tel que le Modopar pour parer aux difficultés : « Mon épouse a été victime d’un accident médical en 2015, et il s’est avéré que le Modopar lui occasionnait de multiples effets secondaires. Elle était intolérante à ce traitement. Elle a donc changé. Après ajustements, il s’est avéré que le Sinemet était parfait ».

« Je ne vais quand même pas subir tout ça sans bouger ! »

La pénurie de sinemet s’expliquerait par une suspension de production du laboratoire, parce que ce dernier met son usine aux normes. Christian Bochet juge cette situation complètement inacceptable. « Je ne vais quand même pas subir tout ça sans bouger  ! » L’homme a écrit au ministère de la Santé, à l’agence de sécurité du médicament, aux différents conseils de l’ordre, au fabricant du médicament. Il n’a pas reçu de réponse satisfaisante. Aussi, début janvier, il a déposé plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme. Pour lui, la délivrance du médicament ordonné par un neurologue est un droit fondamental d’accès aux soins. Et à son avis, la pénurie de médicaments en France n’aurait d’autres explications que « des questions financières » des laboratoires.
Le Samarien, qui a ouvert un blog sur internet, a reçu un courrier en retour de la Cour européenne lui signifiant que sa requête était acceptée. « Mon but est de faire bouger les choses, et pas uniquement pour moi. Il faudrait que tout le monde réagisse face à ce scandale  ! »
GAUTIER LECARDONNEL

Article du Parisien

Société>Santé|Florence Méréo| 17 janvier 2019, 6h07 |10 Moreuil (Somme), lundi 14 janvier. Christian Bochet ne compte plus les kilomètres qu’il doit faire pour trouver le médicament dont sa femme a besoin face à la maladie de Parkinson. LP/Arnaud Dumontier

Line, qui souffre de la maladie de Parkinson, a dû faire face à des ruptures de stock de son traitement. Son mari, Christian, vient de déposer une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Christian Bochet et son épouse aimeraient continuer à se promener en toute insouciance. Mais à la maladie de Parkinson, qui s’est emparée de Line en 2013, s’ajoute la pénurie du Sinemet. Le traitement phare pris, comme elle, par 45 000 patients en France, est en forte tension d’approvisionnement depuis que le laboratoire a suspendu sa production pour mettre son usine aux normes.
« C’est insupportable. Je fais la tournée des pharmacies, jusqu’à 35 km à la ronde, pour en trouver. Il ne nous reste que cinq semaines de stock… Après, c’est le flou car Line ne supporte pas le Modopar, son substitut. Elle a essayé mais toutes ses constantes ont chuté », s’agace Christian, habitant de Moreuil, bourgade de la Somme.

« Atteinte aux droits fondamentaux d’accès aux soins »

Alors, le septuagénaire nous l’annonce, il vient de déposer une requête (une plainte) auprès de la Cour européenne des droits de l’homme - qui l’a acceptée. « Je fais valoir l’article 2, celui du droit à la vie et pointe l’atteinte aux droits fondamentaux d’accès aux soins », précise l’ancien agent commercial. Une plainte en forme de « ras-le-bol ».
« Quand Line pense à la pénurie, elle s’effondre sur le plan moral et moi, ça me met le cœur en vrac. Je ne voyais pas ma retraite ainsi. Je m’imaginais voyager, pas interpeller les autorités défaillantes. » L’ANSM, gendarme du médicament, a pourtant mis en place une procédure pour assurer aux malades de Parkinson une continuité des soins. « Les alternatives ne marchent pas pour tout le monde, réplique Christian. Mon combat est pour Line, et pour tous ces malades démunis. »

Vos témoignages comptent beaucoup






Apporter votre témoignage sur la pénurie de médicaments et ses conséquences, que vous soyez malades, pharmaciens ou médecins.


Votre témoignage est important.


Pour cela faites-moi parvenir votre message par mail, il restera anonyme par discrétion seul votre prénom et votre ville figureront.







La pénurie récurrente de médicaments avec France 3

                           Au sujet de la pénurie de médicaments



Un combat contre la pénurie de médicaments

Moreuil le 31 janvier 2019
La France subit depuis des années une pénurie récurrente de médicaments, si l'année dernière nous comptions plus de 500 médicaments en rupture de stock ils seront plus de 800 en 2019.
Cette crise est inacceptable et criminelle.
Il y a bien non-assistance à personne en danger.

Le 8 janvier dernier j'ai déposé une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme en violation de l'article 2 de la convention et atteinte aux droits fondamentaux d'accès aux soins. Il faut attendre désormais la réaction de la Cour...
Force est de constater que les malades sont pris en otage, les pharmaciens sont également en première ligne.
Les causes ne sont pas clairement définies mais il semblerait que la course aux profits soit bien responsable de la situation, tout comme l’État et la Sécurité Sociale. Ces faits sont régulièrement commentés par de nombreux journalistes.
Les sénateurs s'en sont préoccupés sans réels résultats semble-t-il.
La réponse face à ce problème qui à l'origine était une question personnelle devient la défense d'une cause collective. A ce propos je vous propose de prendre connaissance de la réponse de madame Agnès Buzyn notre ministre des solidarités et de la santé. Cette réponse n'apporte rien au débat, c'est une réponse langue de bois.
Alors nous devons apporter tous nos témoignages à cette cause, malades, pharmaciens, corps médical.
Partager cet article auprès de vos amis et vos relations, un maximum de personnes doit être informé car cette pénurie peut atteindre tout le monde, jeunes comme moins jeunes.
Je compte sur vous.
Amitiés.
Christian BOCHET